mattin / dion workman

 

"via vespucci " (CD) October 2004 Antifrost |afro2025| - - - - - - - - - - - - - -

THE WIRE (UK) The prolific Basque laptop abuser gets together with New Zealander Workman, former member of Improv/ noise combo Thela, in a brief but well-executed powerbook summit meeting. ViaVespucci consists of a single piece, a 20 minute crescendo that builds almost imperceptibly from its opening ultra high frequency disturbances to its final white noise white-out. This is achieved by a gradual, careful accruement of lower and higher tones and crackling midrange static. If that sounds too schematic to be fully engaging you'd be mistaken. The way the two tease out surprising textures from such minimal resources is inspirational- that
such unexpected episodes occur within the context of the track's rigid pacing and architecture is doubly impressive. Keith Moline

PHOSPHOR(NL) Two artist active in the sound art circuit have joined forces to create a 19 minute long minimalistic and low-key approach towards extreme sounds in a minimal context. Mattin as well as Dion Workman have released on a regular basis, due to which they got known in the experimental scene.
Dion Workman co-founded the label Sigma Editions (now situated in New York) and is part of the project New No York and Mattin, head of w.m.o/record label, worked with musicians such as Mark Westell, Oren Ambarchi, Radu Malfatti and formed Sakada with Eddie Prévost and Rosy Parlane.
Their latest output heads off with a combination of fine static hiss and a long sine wave. After several minutes a deep drone is added with utmost care. The drone slowly gets on the surface and has been put on top of a blanket with tentative splatters of static. The chugging sub-bass tone grows and grows till a steadily wavering pool of granular noise has been reached. The music, growing from mesmerizing calm to dizzyingly loud, leaves behind a wonderful experience. Excellent release.

SOUND PROJECTOR (UK) A low, attenuated whine exudes near-silent menace, over 19 minutes of tension and hate! Gradually, this hateful noise turns into a low, burring growl, like that of a robotic panther programmed to psyche you out by staring at you for long moments, before it pounces on you and rips out your throat. Talk about your antisocial tendencies! No wonder Mattin rarely collaborates with anyone! Pound for pound, this record is even more 'minimal ' than a lot of the current Erstwhile stuff doing the rounds, but Mattin would be far too fierce to fit in with that friendly co-operative bunch. Alienated from the world, he works up a bitter, electronic sulk and sits there frowning like a stone mullet. Eventually the sound of his constrained emotion turns into a jet-engine roar, still laced with slow-burning anger. A real friendship killer, this one...great stuff!. Ed Pinsent

VITAL WEEKLY (NL) Mattin and Dion Workman. Both have a strong love for extreme sounds in a minimal context, using their powerbooks to generate extreme frequencies. Mattin more than Workman is an improvisation guy, and he succeeded in taking Workman to the improvisation ideas. Over the course of nineteen minutes they start from a soft but high frequency and built it up (in a much faster way than Ilios does) by continuously adding layers of mid to low frequencies to the table. Hard to tell what it is, but I assume they are the processed sine waves found on test CDs. The result is a very varied and rich recording, with a lot of space for the captured ambience of the space this was recorded in. (FdW)

JADE (FR)Cet EP est l'occasion de porter à la lumière la démarche live du DuoMattin Workman. Une pièce de 19 minutes, donnée à New York l'an passé.Mattin, musicien Basque collabore depuis de nombreuses années avec l'internationale, Mark Wastell, Oren Ambarchi, Junko, Dean Roberts, Klaus Fillip, Taku Unami, Dieb 13, Xavier Erkizia, Eddie Prévost, etcŠ. Dion Workman, quand à lui, dirige le label /maison d'édition Sigma et a travailléavec Julien Ottavi ou Rosy Parlane. Ancien guitariste au sein de Thela, On l'a entendu récemment sur Antiopic avec Ching, exploration microscopique et subliminale de l'électronique.Via Vespucci est un crescendo électronique, une amplification digitale lente et impérieuse, sous tension, mené par Workman et qui fini par se libérer sous l'impulsion de Mattin.On pense à un générateur électrique sub aquatiqueŠ

LIABILITY (FR) Ce petit disque a beau être court mais il n’en est pas moins intense. Cet enregistrement live réalisé par le basque Mattin et le new-yorkais d’adoption Dion Workman possède tous les ingrédients pour déstabiliser son auditoire pouvant soit provoquer un profond malaise soit des moments de grandes exaltations. Les deux hommes qui se posent clairement comme des figures des musiques électroniques expérimentales possèdent un curriculum vitae qui parle très largement pour eux. Enfin surtout pour Mattin car si Dion Workman a déjà travaillé avec des gens comme Rosy Parlane ou Julien Ottavi, le basque a multiplié les collaborations les plus emblématiques (Eddie Prévost, Oren Ambarchi, Junko, Dean Roberts, Taku Unami…). Ce morceau de près de 19 minutes se prend comme une véritable claque mais dont la force peut assez mal se retranscrire sur un format comme celui-ci. « Via Vespucci » se devait donc de se vivre directement en live pour en percevoir toute l’intensité. Au mieux le disque peut donner une idée assez précise de ce que fut la performance : une pièce électronique linéaire qui monte progressivement en puissance pour finir en une sorte d’explosion bruitiste des plus évocatrice. Très vite on comprend que le duo ne se cantonnera pas à un morceau quasi silencieux qui naviguerait entre chuchotement et explorations ambiants. Si « Via Vespucci » commence effectivement comme cela, le ton change très rapidement pour s’achever par ce que l’on sait. Cette opposition entre calme et brutalité a pour avantage de ne pas laisser insensible. Peut-être trouvera t’on la chose des plus secondaire puisque le bruitisme improvisé a déjà été exploré par des gens comme Merzbow mais les deux hommes ont su parfaitement doser leurs effets en produisant une performance qui ne s’éternise pas mais qui ne laisse aucunement sur sa faim. « Via Vespucci » s’arrête au moment où il le faut dans un maelström sonore enthousiasmant. A vrai dire on n’attendait que cela. On est servi. Fabien

Via Vespucci is a 19 minute live recording by the artists Dion Workman and Mattin. This work consists of very minimal, static noises (hiss and crackling) that are of a very high pitch, near the inaudible. Somewhere in the background there is some lower rumbling. Suddenly there is a low buzzing sound with occasional interruptions. Slowly the work becomes more audible as monumental drones/noises rise from the background to a massive climax to simply break down again.The result of this minimal use of sound is that people that are unaware of this kind of Œmusic¹ would probably be tempted to think that their refrigerator or air-conditioning have just broken down. Others might just become very annoyed. People who do like this sort of thing are probably aware of the works of John Hudak, Francisco Lopez or Crawl Unit, to which this release is very much comparable.

Gutsofdarkness(FR) Cet objet réalisé par deux artistes de la scène électronique underground (Mattin, basque reconnu à travers plusieurs collaborations et Dion Workman, artiste et dirigeant du label expérimental Sigma) est le fruit d’un live enregistré en 2003 à New York. La description de l’unique piste pourrait se faire simplement : il s’agit d’un passage progressif du silence au mur du son le plus saturé possible. Tout commence dans de faibles crépitements attribués à Workman, toujours soucieux d’un minimalisme précis et incontestablement tendu. La tension, c’est bien ce qui peut définir la force de l’objet : chaque couche ou fréquence ajoutée (avec parcimonie) se fond peu à peu à la précédente mais pas toujours au même rythme, si bien que l’ont reste sans cesse accroché au grain, à attendre la prochaine strate grésillante. L’ambiance devient imperceptiblement électrique alors qu’au loin se profile un orage grondant qui ne nous parvient qu’après les dix premières minutes. Son inéluctabilité le rend d’autant plus imposant au fil des écoutes, si bien qu'à chaque fois l’on se surprend à percer les couches sonores pour retrouver un arc électrique ou une fréquence infrabasse qui nous aurait échappé. Le mur sonore s’emballe, monte en intensité tandis que de très hautes fréquences posées en escalier prennent le dessus. L’objet se défait de lui-même en abandonnant l’une après l’autre ses superpositions en l’espace de quelques secondes et nous replonge dans un silence bien mérité. Si l’expérience a certainement dû être intense à vivre en live, le cd ne vous empêche pas de mettre le volume à fond pour saisir la puissance et la maîtrise de l’objet (et aussi pour purger un peu vos enceintes !). Maîtrise dans le sens où rien ne semble laissé au hasard ou au chaos ; fait rare dans la scène noise : tout est poli, tranchant, aseptisé dans le bon sens du terme. Voilà de quoi réconcilier la scène noise « physique » avec les dérives expérimentales ; pour les autres, c’est une version électronique de ce qu’ont pu endurer les habitants de Floride lors du passage de Katrina. Court mais intense comme on dit, il ne me reste plus qu’à me procurer « S3 », autre collaboration de ces deux excellents manipulateurs.